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Rencontre avec Lucile Saurel

7 octobre 2012 Un commentaire

lucile-saurelUn précédent numéro de Montmartre à la une nous permit de saluer le travail du peintre Lucile Saurel qui exposait alors, rue Robert-Planquette, dans le sympathique bar-restaurant La Midinette de notre ami Stéphane, amoureux des Arts et de la bonne cuisine.

Début juillet, le jour de l’accrochage de son exposition d’été à l’hôtel Terrasse, nous avons eu, à nouveau, le plaisir de rencontrer Lucile. Ce fut l’occasion de la connaître un peu mieux et d’échanger sur l’évolution de son travail, permanente recherche de tout artiste.

Lucile Saurel, qui êtes-vous ?

Je suis montmartroise depuis vingt-cinq ans déjà et si je ne suis pas née sur la Butte, je n’en apprécie pas moins son aspect unique, mélange de genres propre à l’inspiration de tout artiste.

Mon parcours passe par le théâtre : je l’étudiai sous la direction de Jean-Laurent Cochet, Michel Galabru, dans la classe libre du Cours Florent pour enfin faire mes débuts de comédienne. À vingt-quatre ans, encouragée par le peintre japonais Takatoshi Fujisaki, dit Cauvine, je décidai de changer d’orientation pour consacrer ma vie à la peinture : ce fut le déclic. En autodidacte, je me mis donc à l’étude de cet art, pour connaître son histoire, comprendre son sens, ses techniques, et dès lors je ne l’ai plus quitté.

Comment évolue votre travail, vers où se dirige-t-il ?

Je ne sais pas si je suis moi-même sensible à son évolution. J’essaie des choses, je tente des coups, c’est un peu à ceux qui regardent mon travail d’estimer s’il y a ou pas évolution. Pour moi, chaque oeuvre donne l’envie d’une suivante, chaque idée conduit à une autre idée. Une couleur amène une autre couleur, animée par une forme d’insatisfaction, l’envie, toujours, d’aller au plus juste, une recherche de profondeur. L’évolution se fait malgré moi, je peins pour me découvrir, pour me connaitre moi-même.

Et la « peinture sur Toi » ?

Une expérience tentée… J’ai voulu peindre sur les gens sans nuire à leur intégrité physique. Ils m’ont raconté une souffrance personnelle et j’ai peint sur eux le chemin de cette souffrance, le chemin de leur émotion. C’est un travail sur la mémoire des corps. Je retenterai certainement cette performance, la première fut si émouvante, pour tous, les modèles et moi. Cependant, je veux continuer mes Ensembles, travailler sur le mouvement, les corps qui se touchent et donnent l’impression de se faire bouger, un « effet papillon », dans une liberté dont les conséquences sont imprévisibles comme dans la vie ! Serait-il possible de traverser sa peinture par les couleurs comme le ferait le vent ?

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Un commentaire »

  • EUZÉBIO DE SOUSA LAGUINA Emmanuel dit :

    Lucile est comme le vent qui se lève et qui s’en va dans son voyage indéfini
    qui s’immerge dans nos ames en eveillant nos emotions avec sa force et sa douceur.
    Manu le Barbier de Montmartre.

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